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Initiatives FAST – Lectures connexes Le 23 juin 2005 (Canadian Jewish News) Ils contribuent à changer le monde Il serait difficile de passer sous silence l’importance de l’événement qui s’est déroulé la semaine dernière lors du repas de l’Empire Club du Canada à Toronto. Pour l’occasion, on avait demandé à Tony Comper, président et chef de la direction de BMO Groupe financier, de s’adresser au vaste auditoire de l’Empire Club au sujet de FAST, une coalition de dirigeants d’entreprises et de leaders communautaires, que lui et sa femme Elizabeth, ont fondé récemment pour lutter contre l’antisémitisme. Acronyme de Finissons-en avec l’antisémitisme sans tarder, FAST regroupe certains des chefs d’entreprises les plus en vue au Canada, dont Courtney Pratt, président et chef de la direction de Stelco Inc., Michael J. Sabia, président et chef de la direction de Bell Canada Enterprises et Dominic D’Allesandro, président et chef de la direction de la Financière Manuvie. Ce sont là d’excellents exemples du niveau élevé de réussite des membres de la coalition. Il est à noter que ces membres fondateurs de FAST ne sont pas Juifs. C’est là l’une des principales caractéristiques de la structure de l’organisation et l’un des principaux messages que M. Comper a livré la semaine dernière. « Je suis ici, a-t-il révélé aux centaines de personnes réunies à l’Empire Club, parce que mon épouse Elizabeth et moi croyons qu’il s’agit, en définitive, d’une crise [la résurgence de l’antisémitisme] qui doit être résolue par les non-Juifs. C’est pourquoi nous avons fondé FAST... qui est notre façon de crier : assez! Et c’est pour cette cause que nous avons recruté une équipe de dirigeants d’entreprises canadiens non-Juifs jouissant d’une grande renommée. » La détermination qui les animait a donné naissance à un plan d’action unique devenu une source d’inspiration pour de nombreuses personnes. C’est pourquoi il serait difficile d’exagérer l’importance de l’allocution que M. Comper a prononcé la semaine dernière à l’Empire Club. Le fait que l’initiative soit le fait de citoyens personnifiant les plus hauts échelons de l’establishment canadien et qui vantent le programme dans un forum symbolisant l’élite majoritairement blanche et anglo-saxonne de la société canadienne est sans précédent. Les tenants de toutes les formes de haine – non pas seulement de l’antisémitisme – devront prendre acte du fait que, désormais, les préjugés et la haine n’auront plus leur place dans la société canadienne. L’accès aux ruelles, aux cafés, aux cours d’école et aux salles de conférence leur sera désormais fermé. Leur seul recours sera de roder la nuit comme des cancrelats fuyant la lumière du jour. « Nous savons bien que cette initiative — comme, d’ailleurs, toutes les autres initiatives de FAST — a peu de chances de toucher les cœurs et les esprits des plus intransigeants, ceux qui ont fort probablement appris à haïr sur les genoux de leurs parents, ajoute M. Comper. Mais elle pourrait contribuer à les marginaliser encore plus, ce qui est parfois le mieux que l’on puisse faire lorsqu’on a affaire à des petites brutes et à des fanatiques… Premièrement, en les privant de leur réseau d’influence potentiel, c’est-à-dire ces gens qui manquent de connaissances et qui, pour une raison quelconque, n’ont pas cherché la vérité par eux-mêmes. Deuxièmement, en faisant un pas de plus et en contribuant à favoriser une opposition active à ceux qui haïssent les Juifs, aux racistes et aux autres brutes et fanatiques dès qu’ils commencent à dire leurs ignobles mensonges ou à faire leurs mauvaises et minables « blagues ». Nous croyons que si la vérité peut nous libérer, elle devrait aussi nous donner plus d’aplomb. » Comme l’on reporté nombre de publications, dont celle-ci, lors du lancement de FAST le mois dernier, le premier projet éducatif du groupe, qui devrait débuter cet automne, est un programme d’apprentissage s’appuyant sur le programme officiel du ministère appelé Choisissez votre voix. Ce programme a été élaboré en étroite collaboration avec la section ontarienne du Congrès juif canadien à l’intention des écoles de l’Ontario. M. Comper a expliqué avec émotion l’engagement de son épouse et de lui-même dans cette campagne contre l’antisémitisme. Il a conclu son allocution en rappelant la célèbre évocation, par le philosophe Emil Fackenheim, du 614e commandement : « Il est interdit aux Juifs de donner à Hitler des victoires posthumes ». « Je suis ici aujourd’hui parce que je crois que cela ne doit pas être un combat solitaire, comme cela a si souvent été le cas, pour tant de gens, depuis si longtemps. Et parce que je crois que nous devrions tous nous conformer à ce 614e commandement. » La semaine dernière dans CJN, nous abordions le nouveau phénomène des leaders sociaux qui répondent à l’appel de la conscience en mettant leurs compétences de gestion et leurs talents corporatifs au service de la société pour tenter d’influencer positivement le monde. Dirigeants d’entreprises de haut niveau, Tony et Elizabeth Comper, sont aussi des entrepreneurs sociaux qui changent notre monde pour le mieux. Reproduit avec la permission de Canadian Jewish News
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