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Initiatives FAST – Lectures connexes

Le 5 avril 2007 (Canadian Jewish News)

L’Université Hébraïque honore Elizabeth et Tony Comper
Par Janice Arnold
Reporter attachée au journal

MONTRÉAL - Elizabeth et Tony Comper, fondateurs de FAST, une coalition de dirigeants d’entreprises et de leaders communautaires non-Juifs canadiens qui se sont réunis pour s’élever contre l’antisémitisme, recevront le prix Scopus, la plus haute distinction accordée par l’Université Hébraïque de Jérusalem, à Montréal, le 29 avril.

Tony Comper président et chef de la direction de BMO Groupe financier (la Banque de Montréal) prendra sa retraite le mois prochain.

Le dîner-hommage à 300 $ le couvert, qui est commandité par l’Association des amis canadiens de l’Université Hébraïque de Jérusalem, aura lieu à l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth et devrait attirer environ 800 personnes dont nombre de dirigeants d’entreprises.

Guy Savard, président du conseil des opérations du Québec de Merrill Lynch Canada, agira à titre de maître de cérémonie. Morton Brownstein, chef de la direction des Chaussures Brown; François Hudon, premier vice-président de BMO pour le Québec et l’Atlantique; Monette Malewski, présidente des Agences d’assurance M. Bacal Inc., et John Rae, vice-président exécutif de Power Corporation du Canada, sont coprésidents du comité organisateur de la campagne.

Le comité d’honneur sera formé de plusieurs Montréalais réputés dont l’ex-Premier-ministre Brian Mulroney; le recteur de l’Université de Montréal, Luc Vinet; la principale de l’Université McGill, Heather Munroe-Blum; et Stephen Bronfman.

Le député de Mont-Royal, Irwin Cotler, critique de l’opposition en matière de droits humains, sera le conférencier invité.

Les fonds recueillis permettront la création du Fond de recherche Elizabeth et Tony Comper sur l’antisémitisme du Centre international Vidal Sassoon d’étude de l’antisémitisme de l’Université Hébraïque.

Le Fond Comper favorisera la dissémination des publications savantes du centre dans un format adapté aux besoins des journalistes, des décideurs politiques et des enseignants, ainsi que la conception de modules éducatifs appropriés pour les élèves de primaire et de secondaire. Ainsi le Fond Comper constituera une ressource importante pour le travail de FAST.

Le couple a lancé FAST (Finissons-en avec l’antisémitisme sans tarder) à Toronto, en juin 2005, après que le nombre d’incidents antisémites ait atteint un record de tous les temps au Canada l’année précédente. Les incidents, notamment celui de l’incendie de l’école Talmud Torah Unies de Saint-Laurent, devenaient de plus en plus alarmants.

Le couple est demeuré depuis le moteur de l’organisation. Il a lancé le projet au Québec en septembre dernier devant le Cercle canadien; nombre de personnalités influentes se sont alors jointes à la coalition.

À cette occasion, M. Comper a rappelé que le fait de condamner Israël, même de la part de gens de bonne volonté, comme seul responsable du conflit au Moyen-Orient encourageait l’antisémitisme.
« Ce qui m’inquiète, ce n’est pas l’intention mais l’effet de critiques si véhémentes et si disproportionnées à l’endroit d’Israël et qui ont tendance à exclure toute les autres parties en cause. Je crains que ceux qui ont des intentions plus noires n’utilisent ces opinions sincères pour justifier leur haine des Juifs et leur souhait de les voir chassés de la Terre », a-t-il lancé aux quelque 400 gens d’affaires réunis.

Stephen Lipper, membre du conseil national de l’Association des amis canadiens, a indiqué que le dîner était une excellente occasion de faire passer le message de FAST parmi les non-Juifs montréalais influents, tant francophones qu’anglophones, et de remercier les Comper, qui ne sont peut-être pas aussi bien connus à Montréal qu’à Toronto.

M. Lipper est d’avis que la communauté juive doit beaucoup au couple.

« J’ai été renversé par le discours que Tony a prononcé devant le Cercle canadien. Je n’en revenais pas. J’avais devant moi un couple de non-Juifs, sans aucune motivation ni pression extérieure, qui s’élevait contre l’antisémitisme et les critiques excessive à l’égard d’Israël. C’est de gens comme ça dont nous avons besoin. Nous pourrons décrier les dangers de l’antisémitisme tant qu’on voudra, nous n’aurons jamais cet impact », d’ajouter M. Lipper.

« Sans vouloir insulter ceux et celles qui ont été honorés par le passé, je suis fondamentalement convaincu que c’est le plus important dîner que l’Université Hébraïque ait jamais organisé à Montréal. »

Le président montréalais de l’Association des amis canadiens, Lewis Dobrin, a ajouté que l’événement allait être, pour l’élite du monde des affaires du Québec, une occasion unique de se sensibiliser au besoin d’agir contre l’antisémitisme.

FAST vise deux objectifs principaux : encourager les non-Juifs influents à dénoncer publiquement l’antisémitisme – autant les incidents qui font la manchette que les simples commentaires haineux quotidiens – et inciter les écoles à utiliser la trousse éducative intitulée « Choisissez votre voix » qui est spécialement destinée aux élèves de la 6e à la 9e années.

Consternés par l’étalage de graffiti antisémites et la profanation de cimetières juifs dans la région de Toronto, les Comper donnaient naissance à FAST en 2004. Ils étaient particulièrement atterrés de voir des enfants juifs vivre dans la peur et la crainte que personne ne se soucie d’eux.

Au cours des quelques années où M. Comper a travaillé pour la Banque à Montréal, Elizabeth était libraire à l’Académie Beth Rivkah, une école pour jeunes filles membre de l’organisation Lubavitch.

Les Comper comptent parmi les dirigeants du Conseil canadien des Chrétiens et des Juifs – Elizabeth y est administratrice tandis que Tony en est le gouverneur. L’Université Hébraïque est la deuxième université israélienne à les honorer; ils ont reçu un doctorat honorifique de l’Université de Haïfa l’an dernier.

Professeur d’histoire à McGill et écrivain, Gil Troy dit des Comper qu’ils « portent le flambeau de la bataille contre la résurgence de l’antisémitisme… et forment un couple influent qui doit être acclamé par tout le monde civilisé pour son courage et sa créativité.

Les Comper comprennent que l’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs. Ils luttent en tant que non-Juifs parce qu’ils sont persuadés que c’est une crise qui doit être résolue par des non-Juifs. »

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